Mercredi soir, les services météorologiques ont confirmé l’arrivée de la tempête Nils sur l’arrière-pays varois. Des rafales de 100 à 120 km/h sont annoncées, jusqu’à 150 km/h sur les reliefs exposés. Cependant, ce phénomène ne surgit pas dans un contexte ordinaire.
Depuis décembre, les pluies étaient quasi ininterrompues. En janvier, plusieurs secteurs du Var recevaient jusqu’à 190 mm d’eau. En février, dès le sixième jour, certaines stations dépassaient déjà leurs moyennes mensuelles. Ainsi, les sols se sont progressivement saturés.
Or, lorsque l’eau ne s’infiltre plus, elle ruisselle. Les terrains schisteux des Maures ou de la Sainte-Baume se comportaient comme des éponges gorgées. Par conséquent, l’ancrage racinaire des arbres s’affaiblit nettement. Selon des études de l’INRAE, la saturation en eau réduit brutalement la résistance au déracinement.
En temps normal, un arbre sain résiste à des vents forts. Pourtant, sur un sol détrempé, il peut céder à des vitesses bien inférieures. Cette combinaison entre sols saturés et rafales soutenues constitue donc la configuration la plus risquée, notamment pour les essences à enracinement superficiel.
Ainsi, les autorités recommandent d’éviter les zones boisées jusqu’à vendredi. De plus, il est conseillé de ne pas stationner sous les arbres et de limiter les déplacements nocturnes. Enfin, la vigilance reste nécessaire après l’épisode, car des chutes peuvent survenir les jours suivants.

Notre Bureau d’Etudes PYROVIGIL connaît bien les forêts et il nous semble opportun d’attirer l’attention des habitants du Var sur les conséquences probables de la tempête NILS.

Depuis décembre, les pluies sont quasi ininterrompues. En janvier, le Var a reçu 140 à 190 mm par endroits (Sainte-Baume, Maures, vallée du Gapeau). En février, dès le 6e jour, les moyennes mensuelles étaient déjà dépassées sur 3 stations sur 4.

Les sols sont saturés. L’eau ne s’infiltre plus, elle ruisselle. Les terrains meubles et schisteux de nos massifs sont gorgés comme des éponges.

La tempête Nils arrive ce mercredi soir avec des rafales de 100 à 120 km/h sur l’arrière-pays provençal, jusqu’à 150 km/h sur les reliefs exposés. Les 6 principaux modèles météorologiques convergent tous sur ce scénario de rafales supérieures à 100 km/h : il n’y a plus d’incertitude sur l’intensité de l’événement.
Or, un arbre sur sol détrempé perd une grande partie de sa résistance au déracinement. C’est un fait scientifiquement établi par l’INRAE : la saturation complète en eau du sol fait chuter brutalement l’ancrage racinaire.
Les forces de cohésion capillaires entre les particules du sol disparaissent. Des arbres apparemment sains, qui résisteraient normalement à 100 km/h, peuvent être arrachés à 70 km/h sur sol détrempé.
La conjonction sols saturés + rafales tempêtueuses est la configuration la plus dangereuse, particulièrement pour les espèces à enracinement superficiel qui sont les plus vulnérables.

Conseil à tous les habitants du Var :
• Restez à l’écart des zones boisées, forêts, parcs et jardins arborés au moins
jusqu’à vendredi,
• Ne stationnez pas sous les arbres ou à proximité,
• Limitez vos déplacements pendant l’épisode venteux (particulièrement en
zone forestière , de la nuit de mercredi à vendredi matin )
• Restez vigilants APRÈS la tempête : les arbres fragilisés peuvent se
renverser dans les jours suivants, même par vent modéré avec de
nouvelles pluies…
