L’Italie redevient le premier producteur mondial de vin, tandis que la France affiche son plus faible volume depuis 1957, selon les premières estimations de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). En 2025, la production italienne s’inscrit autour de 47,4 millions d’hectolitres, soit environ 8% de plus qu’en 2024, ce qui repositionne la péninsule en tête du classement mondial. La France, en revanche, tablerait sur 35,9 millions d’hectolitres, un niveau 16% sous sa moyenne quinquennale et le plus bas depuis 1957, année de référence pour la viticulture française.
Un classement mondial qui se resserre
L’Europe reste le cœur de la production mondiale, mais la structure des volumes se redessine autour de la « trinité » Italie–France–Espagne. L’Espagne, troisième producteur, enregistre autour de 36,8 millions d’hectolitres, ce qui place Rome légèrement au‑dessus de Paris et de Madrid. Malgré une légère hausse globale de la production mondiale en 2025, celle‑ci demeure en dessous de la moyenne des cinq dernières années, ce qui confirme une tendance de raréfaction des volumes.
Des raisons climatiques et structurelles
Les chutes de production en France s’expliquent principalement par des épisodes de chaleur et de sécheresse, qui ont stressé la vigne de la floraison à la récolte. Les plans d’arrachage de vignes, engagés dans certains secteurs pour répondre à des enjeux de marché ou de qualité, amplifieront cette contraction structurelle. En Italie, la remontée des volumes résulte d’une bonne tenue des surfaces, notamment dans le Nord‑Est et le Sud, où les rendements ont compensé les stress hydriques locaux.
Un impact sur les marchés et les caves
Cette raréfaction des stocks mondiaux pourrait accentuer la pression à la hausse sur les prix, en particulier pour les appellations françaises. Les filières exportatrices, déjà affectées par une baisse des volumes, devront s’adapter à des volumes plus restreints et à des marchés plus exigeants. Sur le terrain, dans les caves du Var, cela se traduit par une gestion plus serrée des stocks et une attention accrue aux pratiques culturales adaptées au changement climatique.
La France reste le deuxième producteur mondial, mais sa récolte de 2025 marquerait son plus faible volume depuis 1957. Quelle est votre perception de cette contraction des volumes : tension sur les prix, perte de compétitivité ou adaptation nécessaire de la filière ?