Mourad Boudjellal, ancien président du Rugby Club Toulonnais, a officialisé son ralliement à la liste conduite par le sénateur Michel Bonnus (LR) pour les élections municipales de mars 2026 à Toulon. L’éditeur de BD et chef d’entreprise, présent sur le plateau de BFM Var lundi 9 février, a expliqué qu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie, prise après avoir rencontré la plupart des candidats au scrutin local.
Natifs de Toulon, Michel Bonnus et Mourad Boudjellal partagent une histoire forte avec le RCT, l’un comme joueur et entraîneur, l’autre comme président emblématique du club. Lors d’un déjeuner avec Bonnus, Boudjellal a indiqué vouloir s’investir parce que son nom pouvait servir et qu’il estimait être en mesure d’aider la campagne. Le sénateur a accepté immédiatement, et le chroniqueur de RMC a suspendu son activité radiophonique pour se concentrer sur la ville.
Mourad Boudjellal a précisé qu’il ne montait pas sa propre liste, même s’il en avait la possibilité, et qu’il s’inscrivait dans une démarche de responsabilité citoyenne plutôt que de vouloir « être calife à la place du calife ». Il a insisté sur le fait qu’il ne cherchait pas à contrôler la campagne, mais plutôt à occuper un rôle de « poids lourd » en faveur du développement économique de Toulon. Il souhaite notamment intervenir sur le développement économique au conseil municipal et au sein de la métropole, en s’appuyant sur ses expériences d’entrepreneur et de patron de PME du Var.
Pour Michel Bonnus, le soutien de Boudjellal constitue un renfort médiatique et politique majeur, alors que le sénateur est positionné troisième dans un sondage récent, derrière Josée Massi et Laure Lavalette. L’ancien président du RCT a reconnu être passé d’une logique de « tout sauf Bonnus » à une forme de soutien, car il juge que le sénateur a évolué et qu’il a une volonté sincère de faire avancer la ville.
Si Michel Bonnus l’emporte, Mourad Boudjellal pourrait figurer dans les premières positions de la liste, donc dans les rangs éligibles, avec une mission de relance économique et de valorisation de Toulon comme marque. Cette alliance entre un parlementaire de droite et un entrepreneur devenu personnalité médiatique illustre la tentation de la majorité sortante de s’adosser à des figures populaires pour contrer la dynamique du Rassemblement national à Toulon.