L’IA générative, portée par les robots conversationnels, est aujourd’hui utilisée par près d’un Français sur deux, selon le Baromètre du numérique 2026, publié par le Crédoc à la demande de l’Arcep, de l’Arcom, du CGE et de l’ANCT. Ce niveau d’adoption, atteint en seulement trois ans, dépasse celui de l’internet à domicile et du smartphone à leurs débuts, ce qui explique que les auteurs parlent d’« adoption fulgurante ».
Une diffusion inédite, mais inégale
Alors que 20% des Français utilisaient l’IA générative en 2023, ce taux atteint 48% en 2025, soit une progression de près de 30 points en deux ans. Cette montée en puissance est particulièrement marquée chez les jeunes, les indépendants et les CSP+, qui associent ces outils à gains de temps, soutien à l’écriture ou aide à la création de contenus. Les cadres, les 18–34 ans et les diplômés du supérieur concentrent une part disproportionnée des usages, alors que les publics plus âgés ou moins diplômés restent largement en retrait.
Les usages sont d’abord personnels, avec une forte demande pour la recherche d’information, la correction de textes et la génération d’idées, avant une intégration progressive dans le cadre professionnel. Un tiers des utilisateurs recourt quotidiennement à l’IA générative, ce qui montre une intégration réelle dans les routines numériques, même si les moteurs de recherche classiques restent majoritaires. En parallèle, un peu plus de la moitié des Français ne l’utilisent pas et expriment méfiance, critiques sur la qualité des réponses ou inquiétudes sur les biais, la désinformation et la protection des données.
Une fracture numérique renouvelée
L’IA générative creuse une nouvelle fracture, non seulement entre initiés et réticents, mais aussi entre les usagers qui l’intègrent comme un levier de productivité et ceux qui la rejettent ou la considèrent comme un risque. Les autorités et les observateurs suggèrent que les politiques publiques devront accompagner cette diffusion par des dispositifs d’éducation numérique, de transparence algorithmique et de régulation des usages professionnels.
Les Français se divisent désormais entre utilisateurs réguliers d’IA générative et une large minorité hostile ou indifférente, ce qui invite à ouvrir le débat public sur les conditions d’une utilisation responsable et équitable de ces technologies. Vos lecteurs peuvent réagir : comment l’IA générative a‑t‑elle changé leur manière de travailler ou d’apprendre dans le Var ?
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