L’Australie assiste, sidérée, à la mise au jour d’un drame familial impliquant une Française, son conjoint australien et leurs deux enfants autistes, retrouvés sans vie dans leur domicile de Mosman Park, près de Perth, vendredi 30 janvier 2026. Les autorités locales ont ouvert une enquête, tout en privilégiant la piste d’un “double meurtre suivi de suicide” et en qualifiant ces faits de « tragédie dévastatrice ».
Une famille sous la lumière des médias
Maïwenna Goasdoué, originaire de Morlaix, dans le Finistère, s’était installée en Australie il y a une vingtaine d’années, avant de s’installer dans ce quartier résidentiel aisée de Mosman Park avec Jarrod Clune, professeur de surf issu d’une famille locale influente. Les deux fils du couple, Léon, 16 ans, et Otis, 14 ans, souffraient de troubles du spectre autistique sévères, rendant la prise en charge quotidienne particulièrement exigeante pour leurs parents.
Les circonstances de la découverte
C’est une aide‑soignante, chargée de veiller sur les deux adolescents ce matin‑là, qui repère un mot scotché sur la porte, demandant de ne pas entrer et d’appeler la police. À son arrivée, la police découvre les corps des quatre membres de la famille ainsi que ceux de leurs deux chiens et d’un chat, dans différentes pièces de la maison.
Hypothèses
Les enquêteurs n’ont signalé ni arme ni trace de violence domestique dans le foyer, ce qui renforce l’idée d’un drame familial prémédité. Des proches et des associations de défense des personnes handicapées évoquent des difficultés croissantes liées aux réductions de soutiens financiers et logistiques du National Disability Insurance Scheme (NDIS), évoquant des coupes dans les aides auxquelles la famille avait accès.
La mort de Maïwenna Goasdoué, de son mari Jarrod Clune et de leurs deux fils autistes à Perth provoque une profonde émotion en Australie et en France, et relance le débat sur l’accompagnement des familles avec enfants en situation de handicap sévère.