Un jeune homme décède dans un violent feu d’appartement à Toulon

Un adolescent de 17 ans, en situation irrégulière, a trouvé la mort dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 février 2026, lorsqu’un incendie s’est déclaré au rez‑de‑chaussée d’un immeuble de trois étages, rue Marius Marnata, dans le quartier Saint‑Jean du Var à Toulon. Non loin des volets noircis et des murs encore imprégnés d’odeurs de fumée, les résidents essaient de comprendre comment un simple appartement a pu se transformer en four en quelques minutes.

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L’alerte a été donnée vers 1 heure du matin, alors que le feu prenait déjà possession de la quarantaine de mètres carrés du rez‑de‑chaussée, propageant des fumées toxiques dans les étages supérieurs. Malgré une intervention rapide de 35 sapeurs‑pompiers, dont une grande échelle et deux structures mobiles d’urgence et de réanimation, un jeune homme est arrivé en arrêt cardio‑ventilatoire à l’hôpital Sainte‑Anne, où il n’a pas pu être réanimé. Cinq autres résidents ont été pris en charge pour des intoxications ou des brûlures, dont deux hommes toujours hospitalisés ce mardi à la mi‑journée.

Les pompiers ont réussi à « prendre en tenaille » le feu en intervenant à la fois au sol et en hauteur, ce qui a permis de limiter la propagation aux étages supérieurs, mais plusieurs appartements restent inhabitables en raison des dégâts. Six résidents ont dû être relogés provisoirement, tandis que les murs des logements du dessus restent noircis par la fumée et par les traces de suie.

L’enquête, confiée au commissariat central de Toulon, reste ouverte, et les traces matérielles pourraient déboucher sur des pistes criminelles, même si le parquet rappelle qu’il est « trop tôt pour affirmer quelle est la piste privilégiée ». Une source policière évoque la présence d’un individu à proximité du volet du logement au moment du départ du feu, ce qui alimente des hypothèses d’incendie volontaire.

En attendant les résultats de l’autopsie et de l’expertise du laboratoire de police scientifique de Marseille, le quartier reste sous le choc, alors que les habitants redoutent désormais la moindre odeur de brûlé et que les rénovations récentes de l’immeuble ancien posent de nouvelles questions sur la sécurité des logements déjà fragilisés par les conditions de vie.

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