À Vero, près d’Ajaccio, où Alain Orsoni assistait aux obsèques de sa mère, un tireur l’abat d’une balle unique ce lundi 12 janvier 2026, alors que la famille pleurait encore la défunte. Cet événement, survenu vers 16h30 dans un cimetière isolé, prolonge une série de drames qui frappaient les Orsoni depuis 1983, lorsque son frère Guy périssait assassiné. Ainsi, la Corse, marquée par des vendettas persistantes, voit resurgir ses ombres violentes qui, autrefois, opposaient nationalistes et banditisme.
Alain Orsoni, âgé de 71 ans, dirigeait jadis le Front de libération nationale corse (FLNC) dans les années 1980, puis fondait le Mouvement pour l’autodétermination (MPA) après une scission idéologique. Parce qu’il s’était reconverti dans les affaires et présidait l’AC Ajaccio en 2008, certains le soupçonnaient de liens avec le crime organisé, bien que les enquêtes peinassent à le démontrer pleinement. D’ailleurs, un projet d’assassinat contre lui échouait en 2008, tandis que son fils Guy, prénommé en hommage au frère défunt, émergeait comme figure du banditisme insulaire.
Le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, ouvre une enquête pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs, puisque le tireur, posté à longue distance dans le maquis, fuyait immédiatement après le coup fatal. Les forces de l’ordre, qui quadrillaient les lieux jusqu’à la nuit, confirment un tir précis en pleine poitrine, près des pins entourant la tombe. Par conséquent, une cellule psychologique soutient les proches, choqués par cet affront commis durant un rite sacré.
Les autorités judiciaires, pilotées par la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, assument désormais la traque des responsables, qui pourraient appartenir à des clans rivaux. Cet assassinat souligne comment, dans un contexte de désinformation amplifiée par les réseaux, les rumeurs de vendettas risquent de semer la confusion chez les habitants, appelés à s’appuyer sur des faits vérifiés. Ainsi, les enjeux démocratiques émergent, car la République doit protéger les insulaires sans stigmatiser le nationalisme légitime.
