Au lendemain du drame survenu dans la nuit du 4 au 5 janvier 2026 aux urgences de l’hôpital Marie-José Treffot d’Hyères, où un patient de 76 ans a péri carbonisé dans sa chambre parce qu’un feu s’était déclaré vers 4h15 au niveau de la tête de son lit, les autorités ont livré les premiers éléments d’enquête qui confirment une origine probable liée à une cigarette mal éteinte. Le parquet de Toulon, saisi par le procureur Raphaël Balland qui avait anticipé des investigations rapides face à la gravité du sinistre, a ouvert une procédure en recherche des causes de la mort puisque un paquet de cigarettes et un briquet ont été retrouvés sur la table adjacente, éléments qui renforcent l’hypothèse accidentelle déjà évoquée par le personnel soignant ayant surpris l’homme en train de fumer auparavant.
Les sapeurs-pompiers du Var, déployés à hauteur de 60 hommes parce que les fumées toxiques s’étaient rapidement propagées dans les boxes voisins, ont maîtrisé l’incendie en moins d’une heure après que les agents internes eurent tenté d’intervenir d’abord avec des extincteurs, évitant ainsi une extension plus large qui aurait pu aggraver la situation. Quatre soignants ont été incommodés par les inhalations et conduits à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon, où ils ont pu sortir dans la foulée puisque leurs blessures restaient légères, tandis que 22 à 32 personnes dont 19 patients ont été évacués vers la maternité et d’autres sites pour assurer leur prise en charge immédiate.
La commission de sécurité, intervenue en urgence parce que les locaux avaient passé un contrôle récent sans faille, a validé une réouverture partielle de quatre chambres sur dix au service des urgences, même si des travaux de décontamination persistent dans la zone sinistrée qui reste fermée pour l’instant. Le plan blanc maximal a été déclenché dans le département, redirigeant les urgences vitales vers Toulon via le 15 afin de prévenir un engorgement alors que la direction hospitalière maintenait les autres services comme le SMUR et la maternité opérationnels. Le préfet Simon Babre, arrivé sur place aux côtés du maire Jean-Pierre Giran qui exprimait déjà son soutien à la famille éplorée, a salué la réactivité des équipes face à cet événement inédit dans cet établissement.
Les auditions menées au commissariat d’Hyères, complétées par les analyses des spécialistes incendie de la police scientifique de Marseille qui pourraient durer plusieurs semaines, visent à écarter définitivement toute défaillance électrique ou autre cause extérieure puisque les premiers constats penchent pour un geste isolé du patient. Bien que la piste criminelle semble écartée parce que rien ne l’indique à ce stade, cet incident met en lumière les défis de la surveillance accrue pour les fumeurs hospitalisés, particulièrement en hiver où la fréquentation des urgences explose déjà. Les professionnels redoutent un impact prolongé sur la chaîne des soins varois, comme cela avait été craint lors d’autres alertes passées.
