La clinique de l’Espérance, qui avait fermé ses portes plus d’un an auparavant suite à un incendie dévastateur survenu le 25 mai 2024, rouvre ce lundi 5 janvier 2026 à Hyères, marquant ainsi un tournant décisif pour l’accès aux soins dans l’est varois. Alors que le personnel, soutenu par le syndicat Force ouvrière ainsi que par le maire Jean-Pierre Giran, menait un combat acharné afin de préserver cet établissement essentiel, le groupe Almaviva Santé, qui l’avait rachetée en mai 2025 après une période de redressement judiciaire, inaugure dès aujourd’hui les consultations des spécialistes et des anesthésistes, comme l’a annoncé Nathalie Richelmi, directrice régionale Provence.
Cette réouverture progressive, laquelle débutait par un accueil renforcé pour les patients locaux qui attendaient avec impatience ce retour à la normale, s’inscrivait dans un calendrier précis où le service de dialyse au 4e étage suivrait courant janvier, tandis que le bloc opératoire central au niveau 2 entrerait en fonction en février. Avant que ces travaux de rénovation ne transforment l’ancienne clinique Sainte-Marguerite en un outil moderne de soins de proximité, la direction envisageait déjà d’attirer de jeunes professionnels de santé désireux de s’installer dans la région, ce qui promettait une équipe médicale dynamique et renouvelée.
Les enjeux sous-jacents, qui découlaient d’une fermeture prolongée ayant privé les Hyérois d’une offre chirurgicale et de dialyse vitale, soulignaient l’importance stratégique de cette renaissance, particulièrement lorsque l’imagerie lourde devait s’implanter courant 2026 dans les zones sinistrées reconstruites. Bien que les places de parking se libérassent progressivement au fur et à mesure que les ouvriers achevaient les étages supérieurs, les consultations libérales dans les villas persistaient afin de maintenir la continuité des soins pendant cette transition.
Cette étape, qui symbolisait un engagement ferme du groupe Almaviva pour renforcer les spécialités existantes comme la gastro-entérologie ou la cardiologie sans en créer de nouvelles, répondait aux besoins immédiats de la population tout en prévenant une désertification médicale que l’on redoutait auparavant.
