La ville de Chimbote, située dans la province du Santa en région Áncash, a été ébranlée par un séisme de magnitude 5,1 qui s’est produit le dimanche 28 décembre à 18h19, selon les données précises fournies par l’Institut Géophysique du Pérou (IGP) tandis que les habitants poursuivaient leurs activités quotidiennes. Cet événement, dont l’épicentre se trouvait à 66 kilomètres à l’ouest de la cité portuaire et à une profondeur de 51 kilomètres, a atteint une intensité de grade IV, ce qui signifie que la population l’a ressenti de manière modérée alors qu’elle vaquait à ses occupations. Alors que les autorités de la Défense Civile et du Centre d’Opérations d’Urgence Nationale (COEN) maintenaient un monitoring constant pour détecter d’éventuels effets secondaires, aucun blessé ni dégât matériel n’avait été signalé jusqu’à la clôture des rapports initiaux.
Ce tremblement de terre, qui constitue le quatrième en moins de 24 heures dans la zone, survient dans un contexte où un séisme plus puissant de magnitude 6,0 avait secoué la région la veille au soir, provoquant des blessures chez plusieurs dizaines de personnes et des dommages à des infrastructures locales. L’Ingemmet, qui avait déjà averti des zones à haut risque géologique en Áncash et La Libertad après cet événement antérieur, identifie désormais 11 secteurs critiques dans Áncash – notamment dans les provinces de Bolognesi, Huari, Huaylas et Recuay – où des chutes de roches ou des glissements de terrain pourraient se déclencher si l’activité sismique persiste. Le Pérou, positionné sur le Cinturón de Fuego del Pacífico où les plaques tectoniques se frottent constamment, connaissait historiquement une activité sismique fréquente qui justifiait, bien avant ces secousses récentes, des recommandations permanentes de préparation par les spécialistes.
Les experts soulignent que cette séquence sismique, bien qu’elle n’ait pas encore entraîné de catastrophes majeures dans Chimbote où les habitants évacuaient prudemment leurs domiciles, révèle des vulnérabilités structurelles qui, si elles n’étaient pas anticipées par des mesures préventives renforcées, pourraient amplifier les conséquences lors d’un événement plus violent. Pendant que les équipes techniques arpentent les zones vulnérables pour évaluer les risques résiduels, la population locale, habituée à ces phénomènes mais toujours sur le qui-vive, suit les consignes d’éloignement des falaises et de maintien d’une mochila de emergencia à portée de main. Ainsi, alors que le calme relatif perdure pour l’instant, la vigilance accrue des autorités garantit une réponse rapide si de nouvelles répliques surviennent dans les heures ou jours à venir.
Les enjeux sous-jacents, liés à la subduction des plaques qui génère ces secousses récurrentes, rappellent que des études menées par l’Ingemmet dès 2009 et mises à jour régulièrement identifiaient déjà ces risques, invitant les gouvernements locaux à investir dans des infrastructures résilientes avant que la nature ne frappe plus durement.
