La Galerie de l’Office de Provence Méditerranée, située au 2334 corniche Georges-Pompidou à La Seyne-sur-Mer, accueille du 10 au 31 janvier 2026 l’exposition « Écouter les images » de Jean-Philippe Pichon, laquelle s’annonce comme un événement culturel majeur puisque son vernissage, prévu le samedi 10 janvier à 11 heures, invite déjà les amateurs d’art à découvrir des clichés imprégnés de musique et de rue. Cet artiste varois, dont les reportages photographiques capturent depuis des années l’essence des scènes jazz et urbaines, propose ici une soixantaine d’œuvres qui fusionnent visuel et auditif, comme si chaque image, figée dans l’instant, résonnait encore des notes qu’elle avait saisies lors de festivals ou de rencontres impromptues. Alors que la région Provence Méditerranée vibrait autrefois d’expositions éphémères dans des lieux comme la Galerie 15 ou lors du Jazz de Mars, cette nouvelle mouture, accessible du lundi au samedi de 9h à 13h et 14h à 18h – ainsi que les dimanches et jours fériés jusqu’à 13h –, gratuité comprise, renforce l’attractivité d’un territoire qui mêlait déjà, à l’imparfait, art contemporain et patrimoine littoral pour séduire un public en quête d’évasion créative.
Jean-Philippe Pichon, photographe passionné par la culture depuis ses débuts à Paris en 1953, immortalise des instants où la musique jazz – de Ray Barretto à Miles Davis – dialogue avec les rues animées, ce qui explique pourquoi son travail, souvent exposé dans le Var, attire désormais les regards vers La Seyne-sur-Mer qui, bordée par la rade de Toulon qualifiée de plus belle d’Europe, s’impose comme un hub artistique inattendu. Tandis que des événements voisins, tels que les Nuits de la Lecture du 23 au 26 janvier ou l’exposition orchidées à Hyères jusqu’au 28 mars, enrichissent l’agenda hivernal, cette exposition révèle des enjeux profonds puisque, en periodes où le tourisme culturel ralentit, elle dynamise les échanges locaux en reliant photographie et sonorités, comme si les images, écoutées avec attention, éveillaient des mémoires collectives endormies. Provence Méditerranée, qui offrait jadis des balades en bord de mer sous les pins ou des circuits vélo automnaux, intègre ainsi Pichon dans un écosystème où street art à La Seyne, rugby au stade Mayol et fondation Carmignac à Porquerolles cohabitent harmonieusement, démontrant que l’art, loin d’être isolé, tisse des liens durables avec le paysage environnant.
Les visiteurs, attirés par cette gratuité et ces horaires étendus qui facilitent les venues familiales ou touristiques, pourront explorer des thèmes récurrents chez Pichon – jazz, portraits volés, ambiances nocturnes – alors que la galerie, nichée sur la corniche, offre une vue sur la Méditerranée qui amplifie l’immersion sensorielle promise par le titre même de l’exposition. Comparée à ses précédentes réalisations, comme « Au rythme du temps » ou « In & Out Photos de Jazz », cette série inédite souligne une maturité artistique puisque l’artiste, après des décennies de reportages, invite désormais à « écouter » ce que les yeux perçoivent seuls, un concept qui, bien que novateur, prolonge des racines profondes ancrées dans les scènes musicales provençales. Ainsi, tandis que Toulon et Hyères bruissaient d’autres expositions en janvier 2025, La Seyne-sur-Mer capitalise sur cet élan pour affirmer son rôle culturel, en faisant de la photographie un medium accessible qui relie passé musical et présent littoral. Source
