Dans la nuit du samedi 27 décembre 2025, la tension est maximale devant la préfecture d’Auch, où des agriculteurs en colère mènent une action coup de poing avec leurs tracteurs. Une vidéo massivement relayée sur les réseaux montre alors plusieurs policiers, arme au poing, visant un jeune agriculteur installé dans son engin, au milieu d’une scène déjà marquée par les blocages et les déversements de fumier devant les services de l’État.
Depuis plusieurs jours, la mobilisation agricole secoue l’Occitanie, en particulier dans le Gers, où les éleveurs dénoncent la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse, l’abattage systématique des troupeaux et des difficultés économiques jugées insoutenables. Ces actions s’inscrivent dans une séquence de blocages de routes, d’autoroutes et de préfectures, au cours de laquelle les agriculteurs, soutenus par différents syndicats, multiplient les opérations symboliques pour mettre la pression sur l’État.
Dans ce contexte déjà inflammable, la scène filmée place de Verdun à Auch montre un face-à-face tendu entre forces de l’ordre et manifestants, alors que les tracteurs manœuvrent à proximité des bâtiments officiels. Les policiers, qui ont déjà été confrontés à des jets de pétards et à des déversements de déchets lors d’actions précédentes dans le département, choisissent de mettre en joue le conducteur d’un tracteur, ce qui alimente immédiatement la rhétorique d’une confrontation qui serait « au bord de la guerre civile » dans certains commentaires en ligne.
Les autorités rappellent, dans leur communication récente sur les blocages agricoles, que les forces de l’ordre sont mobilisées pour empêcher les dégradations les plus importantes tout en privilégiant la discussion, mais elles n’avaient pas, en fin de matinée dimanche, détaillé officiellement les circonstances précises de cette mise en joue à Auch. L’épisode, déjà largement partagé par des comptes militants et des médias locaux, devient néanmoins un nouveau marqueur de la crise agricole, alors que les agriculteurs du Gers promettent de maintenir la pression sur la préfecture dans les jours à venir si aucune réponse concrète n’intervient.
