Washington a interdit de visa cinq personnalités européennes liées à la régulation numérique.
L’annonce est tombée le 23 décembre 2025, en quelques heures, par un communiqué du département d’État.
Les autorités américaines ont justifié cette mesure par des accusations de censure visant des intérêts nationaux.
Parmi les personnes concernées figurait Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur.
Cependant, cette décision s’inscrivait dans un contexte plus ancien de tensions réglementaires persistantes.
Depuis plusieurs années, l’administration américaine contestait l’extraterritorialité des normes numériques européennes.
À l’époque, Thierry Breton défendait une Europe souveraine face aux géants technologiques dominants.
Le Digital Services Act incarnait alors une stratégie de contrôle assumée des plateformes numériques.
Or, Washington percevait ces règles comme une ingérence directe dans le débat public américain.
Ainsi, les pressions européennes sur la modération des contenus alimentaient une méfiance croissante.
Selon les autorités américaines, ces responsables menaient des actions hostiles aux opinions protégées aux États-Unis.
Par conséquent, l’outil migratoire a été privilégié, plutôt que des sanctions économiques classiques.
Toutefois, Paris a dénoncé une sanction jugée disproportionnée et politiquement ciblée.
De plus, cette interdiction contrastait avec des assouplissements accordés à certains ressortissants russes.
Alors que l’Union européenne évaluait des contre-mesures, la fracture diplomatique apparaissait plus nette.
Cette affaire illustrait enfin un désaccord profond sur la souveraineté numérique occidentale.
