La Fédération des industries coréennes (FKI), qui représente les grandes entreprises comme Samsung ou Hyundai et qui a sondé 150 des 1 000 premières firmes par chiffre d’affaires entre le 25 novembre et le 3 décembre 2025 via Mono Research, indique que 52% des patrons prévoient un climat commercial difficile l’année prochaine puisque 44,7% espèrent des conditions favorables et que 3,3% hésitent encore. Ce sondage, publié le 22 décembre alors que l’économie coréenne dépend beaucoup des exportations vers la Chine ou les États-Unis, montre une division nette où le pessimisme l’emporte légèrement parce que les défis domestiques s’accumulent depuis des mois. Pour un lecteur novice, un « environnement commercial difficile » signifie simplement que vendre des produits ou embaucher du personnel deviendra plus dur en raison de coûts plus élevés ou de clients moins nombreux, comme si une boutique de quartier peinait soudain à attirer les habitués.
Les patrons pessimistes, qui citaient déjà l’an passé une demande intérieure faible comme frein principal et qui imaginaient alors un rebond rapide, pointent désormais un downturn sectoriel (31,6%) – c’est-à-dire une chute dans leur branche spécifique comme l’électronique – puisque la récession mondiale (26,5%) et les incertitudes globales (21,4%) s’ajoutent aux problèmes locaux. À l’intérieur du pays, où la consommation stagne parce que l’inflation monte (21,6%) et que les taux d’intérêt restent élevés (13,1%), 32,2% craignent une faiblesse domestique qui, comme un moteur grippé, ralentit toute l’activité puisque les ménages achètent moins de voitures ou de smartphones. À l’étranger, la volatilité des changes (26,7%), où le won coréen fluctue face au dollar fort, et le protectionnisme (24,9%), comme des taxes douanières élevées imposées par d’autres pays, menacent les exportateurs qui représentent 40% de l’économie coréenne, à peu près comme si des barrières bloquaient les camions à la frontière.
Malgré ces nuages, où 43,6% des conglomérats – ces géants familiaux comme LG – n’ont pas fixé leurs investissements pour 2026 parce qu’ils évaluent les risques, beaucoup misent sur l’intelligence artificielle (36,4%) afin de moderniser leurs usines existantes (34,4%) plutôt que de tout restructurer. Lee Sangho, responsable économique à la FKI, appelle à une dérégulation (18,9%) et à un coup de pouce gouvernemental pour la demande intérieure (17,8%), puisque ces mesures stabiliseraient les chaînes d’approvisionnement fragiles (22,2%) et boosteraient les performances médiocres (29,8%). Ainsi, les entreprises, qui diversifient déjà leurs marchés (18,2%), se préparent à un 2026 inédit où l’innovation technologique compense les vents contraires, comme un navigateur qui ajuste ses voiles face à la tempête.
