Mercredi soir, vers 19 heures, une patrouille de police tente de contrôler une BMW pour dépassement dangereux sur le boulevard Général-Brosset, à Toulon. Le conducteur refuse d’obtempérer et engage une course-poursuite risquée dans le quartier du Pont-du-Las. La voiture s’immobilise sur le parvis de l’église Saint-Joseph, cernée par des plots métalliques.
Les policiers descendent pour interpeller l’homme. Celui-ci manœuvre violemment et renverse un élève policier, en fin de stage. Comme le véhicule repart vers l’agent à terre, deux fonctionnaires ouvrent le feu en légitime défense. Puis, durant la fuite, ils tirent à nouveau, estimant le danger persistant pour eux ou les autres.
Ce refus d’obtempérer s’inscrivait dans un contexte plus large. En 2024, la France recensait près de 25 000 cas similaires, souvent liés à des conducteurs récidivistes. Ici, le chauffard de 44 ans cumule un lourd casier, incluant neuf ans de prison pour vols à main armée en 2017. Son véhicule volé à un proche aggravait la situation, comme l’indiquaient déjà les alertes police.
Au total, vingt tirs visent la BMW, dont le volant à droite échappe aux agents. La passagère de 27 ans, touchée à la nuque, au visage et au dos, reste abandonnée dans l’habitacle après 500 mètres. Elle subit une opération en urgence à l’hôpital Sainte-Anne, mais son état se stabilise jeudi. Le conducteur fuit à pied, alcoolisé, et se fait interpeller vers 21h30 par la BAC.
Le parquet ouvre deux enquêtes : une pour refus aggravé, vol, non-assistance et tentative d’homicide sur policier, confiée à la police judiciaire. L’IGPN examine les tirs pour violences par dépositaire d’autorité publique. Les deux tireurs, auditionnés toute la nuit, voient leur garde à vue levée jeudi matin. Le procureur Raphaël Balland lance un appel à témoins et vidéos.
Les faits soulignent les risques récurrents de ces poursuites urbaines. Les agents évoquent un comportement particulièrement dangereux, filmé partiellement par la vidéosurveillance et un témoin sur réseaux sociaux. L’enquête précise si les conditions de tir étaient pleinement remplies. Que pensez-vous de ces interventions policières ? Partagez vos avis en commentaires.
