La plage de Bondi, à Sydney, incarne l’image d’une Australie ouverte et festive. Dimanche 14 décembre 2025, cette icône touristique s’est transformée en scène d’horreur. Deux hommes ont ouvert le feu sur une foule rassemblée pour célébrer le premier jour de Hanouka, la fête juive des Lumières.
L’attaque semblait viser spécifiquement la communauté juive. Les autorités qualifiaient déjà l’événement d’acte terroriste et antisémite. Ce geste brutal rappelait des tensions plus anciennes, nourries par une hausse des incidents antisémites en Australie ces dernières années.
Les tireurs, identifiés comme Sajid Akram, 50 ans, et son fils Naveed, 24 ans, possédaient des armes légales. Le père détenait un permis de chasse depuis dix ans, avec six armes enregistrées. Le fils, hospitalisé en état critique, avait été signalé aux services de renseignement en 2019 pour liens présumés avec l’État islamique.
Le bilan fait état de 15 morts, dont une fillette de 10 ans, deux rabbins et un survivant de l’Holocauste. Plus de 40 blessés, dont deux policiers, ont été hospitalisés. Parmi les victimes figure Dan Elkayam, 27 ans, Français originaire de la région parisienne.
Un engin explosif artisanal a été découvert dans la voiture des assaillants. La police a abattu le père sur place et neutralisé le fils. Un passant, Ahmed al Ahmed, a désarmé l’un des tireurs à mains nues, sauvant potentiellement des vies.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a dénoncé un acte « maléfique, antisémite et terroriste ». Un deuil national a été décrété. La communauté internationale, de Donald Trump à Kaja Kallas, a condamné l’attaque.
En France, le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a exprimé sa tristesse pour Dan Elkayam. La sécurité autour des lieux de culte juifs pourrait être renforcée.
Cette fusillade intervenait après une série d’incendies criminels contre des synagogues en Australie. Les drapeaux de l’État islamique trouvés sur place renforcent l’hypothèse d’une motivation djihadiste. L’enquête explore un possible troisième impliqué.
Les perquisitions continuent dans la maison familiale des Akram, en banlieue sud-ouest de Sydney. Naveed Akram vivait là depuis un an. Sajid Akram était arrivé avec un visa étudiant.
Bondi Beach, lieu de détente, symbolisait la joie de Hanouka pour un millier de personnes. La panique a duré plus de dix minutes. Des tirs nourris ont semé la terreur parmi les familles.
Les autorités australiennes promettent un durcissement du contrôle des armes. Chris Minns, Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, cible la communauté juive dans ses déclarations. La police bénéficie de pouvoirs spéciaux.
Cette tragédie soulève des questions sur la radicalisation familiale. Le père aurait transmis une haine violente à son fils. Des liens avec l’EI émergent des premières analyses.
L’Australie, habituée à la paix, fait face à une menace inédite. Les Juifs locaux, environ 100 000, vivent dans l’inquiétude. Des rassemblements de soutien se multiplient.
