À Kirkkonummi, à une demi-heure d’Helsinki, un chantier mobilise 700 ouvriers sur 21 hectares. Microsoft y construit un centre de données pour ses serveurs infonuagiques. La chaleur produite servira à réchauffer des milliers de foyers voisins.
La Finlande comptait déjà sur son réseau de chauffage urbain dense. Ces installations capturaient auparavant la chaleur résiduelle des data centers pour alimenter écoles et hôpitaux. Microsoft prolonge cette pratique avec un projet massif, qui couvrira 40% des besoins locaux à Espoo, Kauniainen et Kirkkonummi.
Les serveurs génèrent une énergie thermique importante lors du refroidissement. Des pompes à chaleur élèvent cette tiédeur à 85-90 °C avant injection dans les canalisations souterraines. Ainsi, un seul site comme celui de Telia chauffe l’équivalent de 14 000 appartements. Le climat froid et les prix d’énergie attractifs attirent les géants tech depuis longtemps.
Ce modèle recycle un déchet en ressource, sans réduire la consommation électrique initiale. Il exige une proximité avec les habitations et un réseau urbain existant, comme les 900 km de tuyaux de Fortum. D’autres pays pourraient s’en inspirer, malgré des contraintes locales.
