New York sans coups de feu, simple parenthèse ou vrai tournant ?

Le week-end du 12 au 14 octobre 2018, New York avait connu une parenthèse rarissime : aucun tir n’y avait été signalé dans les cinq arrondissements, une première en au moins un quart de siècle selon la police municipale. Dans une métropole de 8,6 millions d’habitants marquée par des décennies de criminalité armée, cette accalmie symbolisait autant un résultat statistique qu’un tournant politique et policier.

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Depuis le début des années 1990, les autorités new-yorkaises répétaient que la ville se transformait, quartier par quartier, sous l’effet conjugué d’une baisse générale de la criminalité et d’une stratégie de « policing » plus ciblée. Le week-end sans fusillade arrivait alors que les responsables de la sécurité mettaient en avant une série de trimestres consécutifs de recul des fusillades, avec un nombre annuel de victimes restant toutefois élevé. En 2018, près de 600 personnes avaient déjà été touchées par des échanges de tirs, rappelant que le phénomène demeurait ancré dans le paysage urbain malgré la tendance à la baisse.

Les responsables de la ville insistaient sur le rôle des patrouilles de proximité, des coopérations avec les agences fédérales et d’une surveillance plus fine des zones à risque pour expliquer ce type de « trou d’air » dans les statistiques. La police évoquait aussi une action accrue contre les porteurs d’armes illégales et les violences conjugales impliquant des armes à feu, considérées comme des leviers essentiels pour réduire le nombre de fusillades. Pourtant, cette respiration de trois jours restait fragile : dès le lundi suivant, un homme était blessé par balle dans le Bronx, mettant fin à cette séquence présentée comme historique.

Ce week-end d’octobre 2018 restait ainsi perçu comme un test grandeur nature de ce que pourrait être un quotidien moins marqué par la violence armée à New York. Il posait aussi une question de fond : ces chiffres pouvaient-ils annoncer une évolution durable ou ne reflétaient-ils qu’une variation ponctuelle dans une ville où plusieurs centaines de personnes continuaient chaque année d’être impliquées dans des fusillades ?

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