Catherine Ire, née Marthe Hélène Skavronskaïa, accède au trône en 1725 après la mort de Pierre le Grand. Orpheline de parents emportés par la peste vers 1689, elle grandit dans la pauvreté en Livonie. Une tante la place comme servante chez un pasteur luthérien à Marienbourg.
Sa beauté attire vite l’attention. À 17 ans, elle épouse brièvement un dragon suédois en 1702, mais les troupes russes avancent et séparent le couple. Elle passe ensuite au service du feldmarshall Cheremetiev, puis du prince Menchikov, avant de rencontrer Pierre Ier en 1703. Déjà compagne du tsar au début des années 1700, elle se convertit à l’orthodoxie en 1705 et prend le nom d’Ekaterina Alexeïevna. Le mariage secret a lieu en 1707, officiel en 1712 à Saint-Pétersbourg.
Longtemps avant, Pierre divorçait d’Eudoxie Lopoukhine en 1698, cherchant une union plus libre. Catherine l’accompagne en campagne contre les Ottomans en 1711, négociant sa libération sur le Prout via le grand vizir. Mère de douze enfants avec Pierre, seuls Anna et Élisabeth survivent à l’âge adulte. Pierre le Grand couronna son épouse impératrice en 1724. À sa mort en 1725, elle règne deux ans, influencée par Menchikov, et désigne Pierre II comme successeur avant de mourir en 1727.
Ce parcours illustre une ascension rare au XVIIIe siècle. D’origine lituanienne modeste, elle symbolise les bouleversements de l’empire réformé par Pierre. Les historiens notent son rôle clé dans les alliances et la diplomatie.
