L’Union européenne de radio-télévision (UER) a validé, jeudi à Genève, la participation d’Israël à l’Eurovision 2026. Ainsi, le pays concourra à Vienne en mai prochain, malgré les tensions liées au conflit à Gaza. Plusieurs diffuseurs ont immédiatement annoncé leur retrait, marquant une fracture au sein du concours.
Des appels au boycott circulaient déjà depuis des mois. L’Espagne, via sa chaîne RTVE, a invoqué les votes de l’assemblée générale de l’UER pour justifier son absence. Les Pays-Bas, par Avrotros, ont pointé une incompatibilité avec leurs valeurs fondamentales.
L’Irlande a suivi, citant les pertes humaines à Gaza et l’accès restreint aux journalistes. La Slovénie, par RTVSLO, a évoqué un contexte incompatible avec ses principes. D’autres nations, comme la Belgique ou la Finlande, envisageaient cette option depuis l’édition précédente.
Cette décision repose sur de nouvelles règles adoptées par 738 délégués contre 256. L’UER vise à renforcer la transparence et la neutralité, évitant un vote d’exclusion directe. Israël, via KAN, répond aux exigences et prépare sa candidature.
Le concours, prévu les 12, 14 et 16 mai à la Wiener Stadthalle, perd ainsi des participants historiques. Pourtant, la BBC soutient la formule, contrastant avec les retraits. Cette évolution questionne l’unité de l’événement musical.
