Le pape Léon XIV atterrit à Beyrouth ce dimanche 30 novembre 2025, à 15h45 locales. Il rencontre immédiatement le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri. Ce geste souligne les tensions persistantes au Liban, malgré un cessez-le-feu fragile avec Israël.
Depuis octobre, les autorités libanaises préparaient cette étape inattendue du voyage pontifical. Initialement prévu pour la Turquie seule, l’extension au Liban répondait à un appel répété des chrétiens locaux. Ces derniers, un tiers de la population, affrontaient alors une crise économique et des frappes israéliennes récurrentes au sud.
Lundi, Léon XIV se recueille sur la tombe de saint Charbel à Annaya, puis prie à Harissa. Il honore aussi le port de Beyrouth, ravagé par l’explosion de 2020. Une messe en plein air suit, avec un discours aux autorités. Le programme dense vise à soutenir une nation multiconfessionnelle en survie.
Ce déplacement prolonge les efforts diplomatiques du Vatican. Il cible l’unité face aux conflits régionaux, comme la guerre de 2024 contre le Hezbollah. Les Libanais y voient un baume pour leur foi ébranlée.
Les mesures sécuritaires s’intensifient : routes fermées, drones interdits. Le pape évite le sud bombardé. Cette visite, première depuis Benoît XVI en 2012, porte un message de paix concret.
