Une importante opération judiciaire a eu lieu mardi 18 novembre 2025, avec une trentaine de perquisitions menées dans plusieurs régions françaises. Plus de 14 millions d’euros ont été saisis dans le cadre d’une enquête pour corruption visant l’entourage d’Altice, la maison mère de SFR. Cette action intervient alors que les négociations pour la revente de SFR étaient déjà bien engagées.
Ce coup de filet, piloté par le parquet national financier et l’office anticorruption, fait suite à une enquête ouverte en septembre 2023. Les soupçons portent sur un système de surfacturation et de blanchiment orchestré notamment par Armando Pereira, cofondateur historique du groupe. Ce dernier avait été arrêté en juillet 2023 au Portugal, et fait l’objet d’accusations graves qui fragilisent l’image et la valorisation financière de SFR.
Le contexte est d’autant plus compliqué que SFR, dont le chiffre d’affaires est en baisse, est en pleine tentative de cession. Patrick Drahi, propriétaire d’Altice, a récemment rejeté une offre commune de 17 milliards d’euros proposée par ses concurrents Orange, Bouygues Telecom et Free, demandant 21 milliards et une clôture plus rapide des négociations. Cette vague de perquisitions risque de peser lourdement sur la suite des discussions, augmentant l’incertitude autour d’un dossier sensible pour le groupe et le marché des télécoms en France.
Ce nouveau scandale judiciaire souligne des failles profondes dans la gouvernance passée et met sous pression les parties prenantes dans un secteur déjà très concurrentiel et tendu. Les salariés, les abonnés et les acteurs économiques suivent de près cette affaire, dont les répercussions pourraient être majeures.
