Lundi 17 novembre 2025 à Prato, quinze citoyens chinois ont agressé des policiers de la Digos venus maintenir l’ordre lors d’un sit-in de travailleurs pakistanais et d’autres nationalités. Les policiers ont été attaqués alors qu’ils empêchaient les agresseurs de réduire au silence les manifestants, qui réclamaient la reconnaissance du contrat de travail auprès d’entreprises locales du textile situées dans le Consorzio Euroingro.
Ce contexte de tension entre les employeurs chinois et leurs employés d’origine étrangère trouve ses racines dans des revendications sociales anciennes. Depuis plusieurs mois, ces travailleurs minoritaires enchaînent les mouvements pour dénoncer des conditions jugées précaires et demander un contrat légal. Le groupe d’agresseurs, dont au moins trois ont été interpellés, est accusé par la justice d’avoir voulu punir ces grévistes par une intervention violente. Deux policiers ont été blessés, conduits à l’hôpital, les autres ont reçu des coups lors de la charge.
Cette attaque souligne la montée des tensions autour des droits des travailleurs d’origine étrangère dans un secteur textile historiquement difficile à réguler à Prato, où la communauté chinoise est économiquement dominante. La procédure judiciaire est en cours pour identifier l’ensemble des responsables.
Les syndicats locaux dénoncent une dérive inquiétante et appellent à des mesures renforcées pour protéger les droits et la sécurité des manifestants et des forces de l’ordre.
