Mardi soir, la Belgique a brusquement fermé son espace aérien suite à plusieurs survols suspects de drones aux abords des aéroports de Bruxelles-Zaventem et de Liège. La direction de Skeyes, société chargée du contrôle aérien, a interrompu le trafic deux fois dans la soirée pour sécuriser les installations et éviter tout incident grave.
Cette riposte soudaine faisait écho à une inquiétude ancienne chez les autorités belges, qui évoquaient depuis plusieurs mois la montée des risques liés à la multiplication des survols de drones au-dessus de sites stratégiques, civils et militaires. Auparavant, le ministre de la Défense regrettait que la Belgique n’ait pas investi plus tôt dans des systèmes de défense aérienne adaptés à ces nouveaux dangers, soulignant que la sécurité nationale poursuivait la menace plutôt que de l’anticiper.
Jeudi matin, le Premier ministre Bart De Wever a convoqué, à la demande du ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, un conseil national de sécurité d’urgence. Les chefs de la police et des armées doivent définir une ligne de conduite ferme pour protéger les infrastructures essentielles et examiner la nécessité de renforcer les moyens de détection et de neutralisation. Plusieurs indices laissent penser à la possibilité d’une opération dirigée par un acteur étatique, les autorités belges se montrant prudentes sur l’origine des appareils et la nature du risque.
Les survols de drones inquiètent la population, provoquant l’annulation de nombreux vols et mobilisant tous les échelons du pouvoir, alors que le phénomène pourrait s’intensifier avec de futures répétitions. Belgique doit désormais se doter d’outils appropriés pour restaurer la sécurité aérienne. Vos débats et témoignages sont attendus en commentaire.
