Une ruée sur ce breuvage de luxe. Ce café indonésien unique, récolté dans les excréments de la civette asiatique, séduit par son procédé aussi original que controversé. Si la vente fut exceptionnelle, l’origine de ce succès remonte à des années, où la tradition voulait déjà que ces animaux sélectionnent les meilleurs fruits pour les digérer partiellement avant de les rejeter. Des amateurs affirmaient que l’action combinée des enzymes gastriques et du passage intestinal conférait à la fève un profil gustatif adouci et une richesse rare.
Le kopi luwak est un café rare obtenu à partir des excréments de la civette asiatique, appelée luwak (Paradoxurus hermaphroditus), un mammifère de la famille des viverridés. Ce processus repose sur une digestion partielle des cerises de café, qui leur confère des arômes uniques.
Les connaisseurs décrivent ce café par des arômes doux, une texture veloutée, et des notes de noisette, chocolat, terre, bois, parfois même caramel ou agrumes. Pourtant, des dégustateurs nuancent les avis : certains évoquent un goût agréable, d’autres une expérience sans éclat, loin de justifier des tarifs allant jusqu’à 400 € le kilo ou 70 € la tasse. Derrière chaque dégustation se cache un savoir-faire vieux de plusieurs époques — et une controverse éthique aiguë pour le bien-être animal, la plupart des civettes étant captives aujourd’hui, contrairement aux pratiques traditionnelles.
