Le palais de l’Élysée a annoncé la nomination du gouvernement de Sébastien Lecornu dimanche 5 octobre 2025, après vingt-six jours de négociations. Ce gouvernement, composé initialement de 18 membres, s’inscrit dans la continuité du précédent exécutif dirigé par François Bayrou. Il repose sur la même coalition entre le centre (Renaissance, MoDem, Horizons) et la droite (Les Républicains), sans véritable rupture politique.
Sébastien Lecornu avait été nommé Premier ministre le 9 septembre 2025, dans un contexte de crise politique marquée par la chute du gouvernement Bayrou. Depuis, il préparait une équipe censée stabiliser l’exécutif face à une Assemblée nationale fragmentée. L’objectif affiché était de former un gouvernement de mission, centré sur l’adoption du budget 2026 avant la fin de l’année. L’entourage du Premier ministre souligne que cet exécutif allie stabilité et renouvellement, un tiers des ministres nommés n’appartenant pas au gouvernement précédent.
Bruno Le Maire fait son retour au gouvernement en tant que ministre des Armées, un poste inattendu après avoir longtemps dirigé l’Économie. Roland Lescure, député Renaissance, prend la tête du ministère de l’Économie et des Finances, remplaçant Éric Lombard. Éric Woerth est nommé ministre des Territoires, tandis qu’Aurore Bergé devient porte-parole du gouvernement. Parmi les autres figures reconduites : Gérald Darmanin (Justice), Bruno Retailleau (Intérieur), Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Rachida Dati (Culture).
Ce choix suscite des critiques. Bruno Retailleau, chef des Républicains, dénonce une composition qui ne reflète pas la rupture promise. À gauche, la France insoumise appelle à la censure, jugeant le gouvernement déjà en sursis. Le Premier ministre insiste sur le rôle des ministres comme négociateurs, affirmant que le Parlement aura le dernier mot sans recours systématique au 49.3.
Un premier conseil des ministres s’est tenu lundi 6 octobre à 16 heures. La liste devrait être complétée par des ministres délégués après les discours de politique générale prévus mardi à l’Assemblée et mercredi au Sénat.
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