Gérard Miller en garde à vue : l’ombre des séances d’hypnose et des accusations de viols
Le psychanalyste Gérard Miller, figure médiatique et proche de Jean-Luc Mélenchon, a été placé en garde à vue mardi 30 septembre. Il est soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur plusieurs femmes, dont des mineures, lors de séances d’hypnose ou à son domicile. Une enquête ouverte en février 2024 par le parquet de Paris se concentre sur des faits remontant à la période 1995-2005.
Tout commence en janvier 2024, lorsque le magazine Elle révèle le témoignage d’une femme. Celle-ci accuse Gérard Miller de l’avoir violée en 2004, alors qu’elle n’avait que 19 ans, lors d’une séance d’hypnose. Les révélations s’enchaînent. Plus d’une cinquantaine de femmes, selon Elle et Mediapart, dénoncent des comportements allant du harcèlement aux violences sexuelles. Certaines, mineures à l’époque des faits, ont porté plainte.
Gérard Miller, 77 ans, conteste fermement ces accusations. Dans une réaction publiée sur X, il affirme n’avoir jamais pratiqué l’hypnose en privé. Les séances en question n’étaient, selon lui, que des « tests élémentaires ». « Celui ou celle qui acceptait de s’y livrer restait parfaitement conscient », précise-t-il. Pourtant, les plaintes décrivent des situations où les victimes se sentaient manipulées, voire incapables de consentir.
La Brigade de protection des mineurs l’a entendu dans le cadre de cette enquête. Le psychanalyste, connu pour ses chroniques radio et télévisées, se dit « certain de n’avoir commis aucune infraction ». Il réserve désormais sa parole à la justice. Mais les questions persistent : comment des séances présentées comme anodines ont-elles pu dégénérer en accusations de viols ? Source
Ancien élu condamné pour viols incestueux : la Savoie dit stop à l’impunité
Un ancien conseiller régional de Savoie, Roger Gandet, 82 ans, a été condamné à huit ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur ses petites-filles. Les faits, commis sur des mineures de moins de 15 ans, révèlent un système familial brisé par des années d’abus.
L’affaire remonte à l’enfance des victimes. L’une d’elles, recueillie à trois ans par ses grands-parents après la mort de son père, a subi des attouchements, des baisers forcés et des pénétrations digitales sous la douche. L’autre jeune fille a également été victime d’atteintes sexuelles. Les gendarmes ont découvert que l’accusé consultait des sites pédopornographiques, une « curiosité malsaine » selon lui, sans lien avec ses actes.
Face aux accusations, Roger Gandet a maintenu son innocence jusqu’au bout. Il s’est déclaré « abasourdi » par les témoignages, assurant à sa petite-fille « tout son amour ». Pourtant, lors de l’enquête, la victime lui avait demandé de reconnaître les faits en famille. « Vous étiez son grand-père, un pilier, a rappelé l’avocate. Vous lui avez tout donné, mais au-delà de l’acceptable. » Source
Nekfeu en garde à vue : violences et plaintes croisées au cœur d’un scandale judiciaire
Le rappeur Nekfeu a été placé en garde à vue à Paris pour 48 heures, lundi 29 septembre. Il est visé par une enquête pour viol, agressions sexuelles et violences habituelles sur conjoint. Cette mesure intervient après plusieurs plaintes déposées par son ex-compagne, malgré un classement sans suite initial par le parquet de Paris.
Les tensions entre les deux ex-conjoints ne datent pas d’hier. Nekfeu a lui-même engagé des procédures contre son ex-compagne pour non-représentation d’enfants entre 2022 et 2024. Deux de ces plaintes ont été classées, mais une condamnation à deux mois de prison avec sursis a été prononcée en mars dernier. Son avocate avait alors annoncé un appel, soulignant la complexité d’un dossier où les accusations s’entrecroisent.
Pourquoi le parquet de Paris a-t-il rouvert ce dossier ? Les éléments nouveaux restent flous, mais la garde à vue de Nekfeu relance les interrogations. Ni le parquet, ni l’avocate du rappeur n’ont réagi publiquement. Pourtant, cette affaire rappelle les défis de la justice face aux violences conjugales, surtout quand les parties s’accusent mutuellement.
Les violences habituelles sur conjoint constituent un délit grave, souvent difficile à prouver. Les plaintes croisées brouillent les pistes, mais la garde à vue de Nekfeu marque un tournant. Les enquêteurs cherchent désormais à démêler le vrai du faux, dans un contexte où chaque camp défend sa version. Source
Charente-Maritime : un éducateur sportif inculpé pour viols sur onze mineurs
Un éducateur sportif de 29 ans, également assistant d’éducation dans un collège de Courçon, a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur au moins onze mineurs. Placé en détention provisoire, il est accusé d’actes commis entre 2019 et 2025, révélant un système de prédation méthodique.
Tout commence par une plainte déposée en août. Une jeune victime affirme avoir reçu des photos explicites de son entraîneur de football, en caleçon ou en érection. L’enquête s’accélère lorsque son ex-compagne l’accuse à son tour d’attouchements sur ses propres enfants. Les gendarmes découvrent alors une série de faits graves : viols, tentatives de viol, attouchements, masturbations imposées, et envois d’images pornographiques. Les victimes présumées, âgées de 9 à 17 ans, seraient au nombre de onze.
Lors de sa garde à vue, l’éducateur reconnaît trois viols supplémentaires. Il avoue aussi avoir filmé et photographié des mineurs sans leur consentement. Son avocate, tout en soulignant sa volonté de collaborer, évoque un passé traumatisant : il affirme avoir été violé en 2015 pendant son apprentissage. Pourtant, son casier judiciaire reste vierge. Licencié du club de football où il encadrait 263 jeunes, il n’a pas renouvelé son contrat avec le collège à la rentrée.
Le procureur de La Rochelle, Arnaud Laraize, insiste sur le « risque de réitération important ». La chambre de l’instruction de Poitiers a donc ordonné son incarcération immédiate. Les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur exacte de ses agissements et identifier d’éventuelles autres victimes. Source
Viol collectif dans un cimetière anglais : la police dément les rumeurs xénophobes
Un viol collectif commis dans un cimetière de l’Oxfordshire, près de l’église Saint Mary de Banbury, a plongé la ville dans l’effroi. La victime, une femme d’une trentaine d’années, a été agressée par plusieurs hommes dans la nuit de samedi à dimanche. La police de Thames Valley qualifie ce crime de « horrible » et multiplie les appels à témoins.
Les enquêteurs recherchent activement une femme ayant tenté d’intervenir pour secourir la victime. Ils invitent aussi les festivaliers présents lors d’un événement musical à vérifier leurs enregistrements. « Consultez vos vidéos, vos photos, vos caméras embarquées, a insisté un porte-parole. Tout détail, même anodin, pourrait éclairer cette affaire. »
Dès l’annonce du drame, des rumeurs ont circulé en ligne, désignant un centre d’hébergement pour migrants voisin. La police a fermement démenti ces spéculations. « Aucune description vérifiée des agresseurs n’existe à ce stade, a précisé un officier. Ces hypothèses infondées nuisent à l’enquête et alimentent des tensions inutiles. »
Les autorités locales tentent de calmer les esprits. Le conseiller municipal Chukwudi Okeke a rappelé que « Banbury reste un lieu sûr ». La révérende Serena Tajima, de l’église Saint Mary, a exprimé sa « profonde tristesse » et assuré la victime de ses prières. Pourtant, l’angoisse persiste. Comment expliquer une telle violence en plein cœur historique de la ville ? Source
Niort : un jeune de 20 ans suspecté du viol mortel d’une octogénaire
Une octogénaire de 80 ans a été retrouvée morte dans son domicile de Niort, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2025. Les circonstances de sa disparition, d’abord suspectes, ont pris un tournant dramatique : un jeune homme de 20 ans, inconnu des services judiciaires, a été interpellé le 15 septembre. Il est désormais soupçonné de viol ayant entraîné la mort de la victime.
Les habitants du quartier Sainte-Pezenne, où résidait la Niortaise, peinent encore à croire à l’horreur survenue à quelques mètres de chez eux. « On redoutait que son décès ne soit pas naturel », confie un voisin sous le choc. La victime, qui aurait fêté ses 81 ans quelques jours plus tard, vivait seule dans cette rue paisible. Son corps a été découvert dans des conditions qui ont immédiatement alerté les enquêteurs.
L’interpellation du suspect, d’origine afghane, a eu lieu plus de deux mois après les faits. Pourquoi un tel délai ? Les investigations, menées avec prudence, ont permis de remonter jusqu’à lui grâce à des indices recueillis sur place. Le jeune homme, qui n’avait jamais été signalé pour des faits similaires, nie pour l’instant toute implication. Pourtant, les éléments en possession de la police laissent peu de place au doute.
Les proches de la victime, sous le choc, s’interrogent. Comment un tel acte a-t-il pu se produire dans un quartier aussi calme ? Les voisins, eux, évoquent une femme discrète, aimée de tous, dont la disparition brutale a plongé le voisinage dans la stupeur. Les autorités, discrètes sur les détails de l’enquête, insistent sur la nécessité de laisser la justice suivre son cours. Source
« Viol de guerre : une arme de destruction massive, pas une pulsion »
Céline Bardet, juriste internationale et fondatrice de l’ONG We Are NOT Weapons of War, brise un tabou persistant : le viol en temps de conflit n’est jamais un acte isolé, mais une stratégie délibérée. Dans son nouvel ouvrage, « Le bruit du monde me fait un peu trop mal certains jours », publié le 3 octobre, elle démontre comment cette violence systématique sert à humilier, dominer et déstructurer des communautés entières.
Pourquoi parle-t-on encore de « pulsions » face à des crimes organisés ? Bardet rappelle que les viols de masse, en Bosnie, au Rwanda ou en Syrie, répondent à une logique militaire. Les corps des femmes deviennent des champs de bataille secondaires, où l’on inflige des traumatismes durables. Pourtant, les tribunaux internationaux peinent à reconnaître cette dimension. Les victimes, souvent stigmatisées, voient leurs témoignages contestés ou réduits à des « effets collatéraux ».
L’ONG qu’elle dirige depuis 2014 documente ces crimes pour les rendre visibles. « On instrumentalise la souffrance selon les enjeux géopolitiques », dénonce-t-elle. Certains États ferment les yeux quand leurs alliés sont impliqués. D’autres minimisent les faits pour éviter des représailles. Résultat : l’impunité persiste, et les survivantes restent sans justice.
Bardet insiste sur un point crucial : ces violences ne s’arrêtent pas avec la fin des combats. Elles laissent des sociétés fracturées, où la honte et la peur se transmettent sur des générations. « Le viol de guerre n’est pas un crime de hasard. C’est une tactique pour briser les liens sociaux », martèle-t-elle. Son livre, entre récits de terrain et analyses juridiques, appelle à une prise de conscience urgente. Source
Côte d’Ivoire : comment les survivantes de viol brisent-elles le silence ?
En 2011, la crise post-électorale en Côte d’Ivoire a plongé le pays dans le chaos. Parmi les milliers de victimes, des femmes ont subi des violences sexuelles qui ont marqué leur vie à jamais. Juliette Blé en fait partie. Alors qu’elle veillait sa mère malade, les affrontements ont éclaté. Violée dans la tourmente, elle a longtemps gardé le silence, rongée par la honte et l’incompréhension.
Comme beaucoup, Juliette n’a jamais porté plainte. Les raisons ? La peur du jugement, la méconnaissance des recours, et surtout, l’absence de soutien immédiat. Pourtant, des années plus tard, elle a choisi de transformer sa souffrance en force. Elle a fondé un groupe de parole dédié aux survivantes, un espace où chacune peut enfin exprimer sa douleur sans crainte. « Parler, c’est déjà guérir un peu », confie-t-elle.
Ces rencontres permettent aux femmes de partager leurs expériences, mais aussi de s’informer sur leurs droits. Certaines découvrent ainsi l’existence de structures d’accompagnement psychologique et juridique. D’autres, comme Aïcha, osent enfin envisager une reconstruction. « Avant, je me sentais seule. Aujourd’hui, je sais que je ne le suis plus », explique-t-elle.
Pourtant, les défis restent immenses. En Côte d’Ivoire, les violences sexuelles liées aux conflits restent souvent impunies. Les victimes, déjà fragilisées, se heurtent à un système judiciaire lent et complexe. Malgré tout, des initiatives comme celle de Juliette offrent un espoir. Elles prouvent que la solidarité peut aider à surmonter l’indicible. Source
Dominique de Williencourt devant la justice : emprise ou consentement présumé ?
Un violoncelliste de renom, Dominique de Williencourt, sera jugé pour viols et agressions sexuelles sur une ancienne élève. La cour criminelle de Paris devra trancher entre les accusations de la plaignante et la défense du musicien, qui évoque des relations consenties.
Barbara, prénom modifié, a porté plainte en 2016. Elle accuse son ancien professeur, alors qu’elle était mineure, de l’avoir violée et soumise à une emprise psychologique. À l’époque, elle souffrait d’anorexie, de dépendance à l’alcool et d’un mal-être profond. Une trentaine d’années séparait la victime de son professeur au Conservatoire de Paris.
De Williencourt, aujourd’hui âgé de 65 ans, rejette ces accusations. Son avocat, Patrick Maisonneuve, insiste sur l’absence d’emprise et de contrainte. « Plusieurs témoins confirmeront que les relations étaient consenties après sa majorité », déclare-t-il. Selon lui, la vulnérabilité de Barbara n’était pas évidente, même si certains problèmes étaient connus.
En juillet 2024, un juge d’instruction a ordonné le renvoi du musicien devant la cour criminelle. La cour d’appel de Paris a confirmé cette décision en juin 2025, soulignant la cohérence des déclarations de la plaignante. Les magistrats ont écarté toute idée d’affabulation ou d’animosité personnelle. Ils ont relevé un récit clair et un syndrome post-traumatique avéré.
La Cour de cassation a définitivement validé ce renvoi mi-septembre. L’audience n’a pas encore été fixée. Ni la plaignante ni son avocat n’ont souhaité s’exprimer publiquement. Source