Le leader du Hamas victime d’une attaque ciblée
Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas, a été tué mercredi à Téhéran lors d’une frappe aérienne. Ce décès a été annoncé par le mouvement islamiste palestinien, qui a immédiatement accusé Israël d’être responsable de l’attaque. Cet incident survient dans un contexte de guerre intense entre Israël et le Hamas à Gaza, qui dure depuis près de dix mois.
Réaction israélienne : détermination à détruire le Hamas
Israël avait juré de détruire le Hamas après une attaque massive menée par ce groupe sur le territoire israélien le 7 octobre. En réponse, Israël a lancé une offensive dévastatrice sur la bande de Gaza, intensifiant ainsi le conflit.
Ismaïl Haniyeh : une figure clé du Hamas
Ismaïl Haniyeh, dans la soixantaine, était le chef du bureau politique du Hamas. Basé à Doha, il était récemment à Téhéran pour assister à la cérémonie d’investiture du président iranien Massoud Pezeshkian. L’Iran, ennemi juré d’Israël, est un allié proche du Hamas et du Hezbollah libanais, un autre groupe ciblé par Israël dans ses récentes frappes.
Déclaration du Hamas
Dans un communiqué, le Hamas a annoncé la mort de Haniyeh, qualifiant l’attaque de « frappe sioniste » contre sa résidence à Téhéran. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont également confirmé que la résidence d’Haniyeh avait été touchée et qu’il était tombé en « martyr » avec l’un de ses gardes du corps. Les causes de l’incident restent floues et une enquête a été ouverte.
Condamnations et réactions
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a dénoncé l’assassinat d’Haniyeh, le qualifiant de « lâche ». Moussa Abou Marzouk, un responsable du Hamas, a déclaré que cet acte ne resterait pas sans réponse. Haniyeh, membre du Hamas depuis 1987, s’était fait connaître en 2006 en devenant Premier ministre de l’Autorité palestinienne après la victoire électorale de son mouvement. En 2017, il a succédé à Khaled Mechaal comme chef du bureau politique du Hamas.
Impacts et précédents
L’offensive israélienne à Gaza a également touché la famille d’Haniyeh, tuant plusieurs de ses proches. En juillet, des signes indiquaient que Mohammed Deif, chef de la branche armée du Hamas, avait peut-être été tué par une frappe israélienne à Gaza, bien que cela n’ait pas été confirmé.
Le conflit en chiffres
L’attaque du 7 octobre par des commandos du Hamas a entraîné la mort de 1197 personnes, principalement des civils, selon des données israéliennes. Parmi les 251 personnes enlevées, 111 sont toujours détenues à Gaza, avec 39 d’entre elles déclarées mortes. En représailles, Israël a mené une offensive faisant 39 400 morts, selon le ministère de la Santé de Gaza, sans distinction entre civils et combattants.
Hezbollah et Iran : d’autres cibles d’Israël
Parallèlement, Israël a éliminé Fouad Chokr, un haut responsable militaire du Hezbollah, dans une frappe à Beyrouth. Chokr était accusé d’être derrière une attaque à la roquette sur le Golan occupé par Israël. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, n’a pas confirmé sa mort. L’Iran, qui ne reconnaît pas l’État d’Israël, a toujours soutenu la cause palestinienne, faisant de ce soutien un pilier de sa politique étrangère depuis la Révolution islamique de 1979.
Discours d’investiture enflammé
Lors de son discours d’investiture, le président iranien Massoud Pezeshkian a dénoncé les actions d’Israël contre les Palestiniens, critiquant également les États-Unis pour leur soutien à Israël. Pezeshkian a affirmé que ceux qui fournissent des armes pour tuer des enfants à Gaza ne peuvent pas prêcher l’humanité et la tolérance.
